Rentrée 2017: un registre public d’accessibilité obligatoire !

CaptureCaptureVendredi 28 avril 2017

Lu pour vous, handicap.fr du 27 avril 2017

Référence du décret : Décret n° 2017-431 du 28 mars 2017

Les établissements recevant du public (ERP), neufs et situés dans un cadre bâti existant, seront tenus, à compter du 30 septembre 2017, de mettre à disposition du public un registre public d’accessibilité. Ce dernier doit mentionner les dispositions prises pour permettre à tous, notamment aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap, de bénéficier des prestations en vue desquelles l’établissement a été conçu. L’information doit être diffusée par des moyens adaptés aux différents handicaps. Ainsi en a décidé le décret n° 2017-431 du 28 mars 2017 publié le 30 mars au Journal officiel (en lien ci-dessous).

Que doit contenir ce registre ?

1° Une information complète sur les prestations fournies dans l’établissement.
2° La liste des pièces administratives et techniques relatives à l’accessibilité de l’établissement aux personnes handicapées.
3° La description des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées et leurs justificatifs.

Précisions en attente

Ce registre doit être mis à disposition de l’ensemble du public et tenu régulièrement à jour. Pour les points d’arrêt des services de transport collectif relevant du régime des établissements recevant du public et qui sont soumis aux dispositions de l’article L. 111-7-3, il peut porter sur l’ensemble d’une ligne ou d’un réseau. Un arrêté ministériel en attente doit préciser le contenu et les modalités du registre, selon la catégorie (de 1 à 4 ou 5) et le type de l’établissement.

Publié dans Actualité, Formation, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire

Droit et handicap : Un site officiel pour les aides intitulé « mes-aides.gouv.fr » !

CaptureMercredi 26 avril 2017

Lu pour vous handirect du 26 avril 2017

Mes-aides.gouv est le nouveau site lancé par le gouvernement pour informer les usagers en matière de droit et handicap.

« Évaluez vos droits à 25 aides sociales en moins de 7 minutes » : C’est ce que propose le nouveau site web interactif droit et handicap « mes-aides.gouv.fr » lancé tout récemment par le gouvernement pour aider les citoyens à s’informer sur leurs droits.

Tout en proposant à chaque utilisateur un bilan rapide de sa situation à travers un questionnaire, ce site donne également un grand nombre d’informations sur les différentes aides existantes aux niveaux national et local :  allocations familiales, complément familial, allocation de soutien familial, prestation d’accueil du jeune enfant – allocation de base, revenu de solidarité active, aides au logement, prime d’activité, allocation aux adultes handicapés, aide au paiement d’une complémentaire santé, allocation supplémentaire d’invalidité, couverture maladie universelle complémentaire, bourse de collège, bourse de lycée, allocation de solidarité spécifique, allocation de solidarité aux personnes âgées, Paris logement famille…

Découvrez les différentes aides existantes en matière de droit et handicap sur le site: https://mes-aides.gouv.fr/

Publié dans Actualité, Formation, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire

Retour plenière CESE du 25 avril 2017 : Revenu Minimum Social Garanti. Le handicap au coeur du débat !

18157798_1540270306006024_6555907245651907537_n

Mercredi 26 avril 2017

Christophe ROTH, délégué national santé au travail et handicap de la CFE CGC était invité par Carole COUVERT, Vice Présidente du CESE et Présidente d’honneur de la CFE CGC pour une plénière dont le débat portait sur le revenu minimum garanti.

Le sujet met en évidence la précarité, mais aborde également le sujet du handicap dans notre société qui se doit d’être inclusive.

Les propositions développées par le groupe CFE CGC du CESE  par la voix de Véronique Biarnaix et les préconisations qui ont particulièrement retenu l’attention du groupe CFE-CGC sont :
- La nécessité de sécuriser une allocation pour toutes les personnes en situation de précarité.

- La garantie de verser un revenu minimal social sans aucune interruption à toute personne en situation de handicap, car chaque citoyen doit pouvoir assumer ses responsabilités familiales, sociales et citoyennes.

- La simplification des démarches administratives avec un guichet unique.

- La mise en œuvre de mesures ambitieuses afin de permettre une meilleure insertion des jeunes.

- Le droit à une rémunération équitable pour toutes et tous.

Cependant, le groupe CFE-CGC a regretté que le sujet des prestations familiales sans condition de ressources ne soit pas dans ce rapport, pour toutes les familles y compris celles de l’encadrement.

Le groupe CFE-CGC a voté l’avis sur le Revenu Minimum Social Garanti.

Nous pouvons noter que le sujet de la précarité des personnes en situation de handicap avait été développé lors de la prise de parole de la CFE CGC au CESE, que 500 000 personnes en situation de handicap sont en recherche d’emploi, et qu’elles restent en moyenne 200 jours de plus que les autres au chômage.

Un chiffre à retenir 14.1% de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

De quoi motiver à toujours travailler sur l’humain dans le monde du travail et de notre société.

Le groupe CESE était composé de Carole Couvert, Vice Présidente du CESE, Présidente d’honneur de la CFE CGC, Gabriel Artero, Président de la Fédération Métallurgie CFE CGC, Régis Dos Santos, Président du SNB/CFE-CGC et la FFB/CFE-CGC, et Sabrina Roche.

 

Publié dans Fiches techniques | Laisser un commentaire

500 000 demandeurs d’emploi handicapés : « Je n’ai pas fait des études pour mettre des boulons dans des boîtes. »

CaptureMercredi 26 avril 2017

Lu pour vous faire face 30 mars 2017

 

PRÉSIDENTIELLE 2017. Bien que titulaire d’un BTS compta-gestion, Loïc Brissaud ne trouve pas d’emploi en milieu ordinaire. Mais il ne se résigne pas à s’orienter vers le milieu protégé. Sous le quinquennat Hollande, le nombre de demandeurs d’emploi a quasiment augmenté de moitié.

Loïc Brissaud a pourtant mis toutes les chances de son côté. Il a suivi des études supérieures en alternance, obtenu un BTS comptabilité-gestion, envoyé plus de 200 CV… En vain : ce Lyonnais de 30 ans, infirme moteur cérébral, est au chômage. Comme plus de 486 000 demandeurs d’emploi en situation de handicap, en septembre 2016 (derniers chiffres disponibles). Un record.

8,4 % des demandeurs d’emploi sont handicapés

Sous le quinquennat de François Hollande, leur nombre a augmenté de 46 %. Soit presque deux fois plus vite que celui de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Résultat : les personnes en situation de handicap représentent 8,4 % des inscrits à Pôle emploi contre 7,2 %, cinq ans plus tôt.

L’âge élevé et le faible niveau d’études n’expliquent pas tout

Certes, ces demandeurs d’emploi handicapés sont plus âgés : environ la moitié (47 %) ont au moins 50 ans, deux fois plus que dans l’ensemble des demandeurs d’emploi. Ils sont également moins diplômés : un quart (26 %) ont un niveau de formation inférieur au CAP, contre 17 %.

Mais ce double frein à l’embauche ne suffit pas à expliquer l’ampleur du phénomène. Sinon Loïc Brissaud, jeune et diplômé, aurait trouvé un emploi depuis longtemps… En cause, également : les clichés sur les travailleurs handicapés, le manque d’effectifs des organismes de placement spécialisés Cap emploi, l’inadéquation entre l’offre et la demande, etc.

Trop lent pour travailler en milieu ordinaire

« Ce qui bloque, c’est mon problème d’élocution et ma lenteur au niveau de la frappe sur ordinateur », avance-t-il. Sa conseillère Cap emploi lui suggère d’aller vers le secteur protégé ou adapté. Une perspective qui ne l’enchante guère et à laquelle il ne s’est pas résolu jusqu’à présent : « Je me vois mal, avec un BTS, faire du travail à la chaîne. Je n’ai pas fait des études pour mettre des boulons dans des boîtes. »

Lien vidéo : https://youtu.be/_PbpLHNLuNs?t=34

Pas assez d’aides au poste pour les entreprises adaptées

Certes, les entreprises adaptées offrent des perspectives plus intéressantes que Loïc Brissaud l’imagine. Mais les opportunités restent limitées : elles emploient seulement 26 000 salariés handicapés.

De plus, le nombre d’aides au poste, dont elles ont besoin pour compenser la moindre productivité de leurs travailleurs handicapés et donc embaucher, a faiblement augmenté depuis 2012. En cinq ans, le ministère des Finances ne leur en a alloué que 3 000 supplémentaires.

Agefiph et FIPHFP, un modèle en crise

Plus généralement, le quinquennat de François Hollande aura été marqué par l’absence de politique d’emploi en faveur des travailleurs handicapés. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi a explosé, aucun plan d’action spécifique n’a été lancé.

Ses gouvernements n’ont rien entrepris, en outre, pour réformer le mode de financement des Fonds pour l’insertion des personnes handicapées – l’Agefiph pour le privé et le FIPHFP pour le public. Pourtant, ce modèle s’avère à bout de souffle. Le gouvernement a même accentué leurs difficultés en ponctionnant de l’argent dans leurs réserves.

1 500 personnes dans le dispositif emploi accompagné

Maigre consolation, la loi El Khomri sur le travail a donné un cadre légal à l’emploi accompagné. Ce dispositif permet aux travailleurs ayant besoin d’être accompagnés pour trouver et conserver un emploi en milieu ordinaire de bénéficier d’un suivi médico-social au long cours. En 2017, 1 500 personnes devraient en bénéficier, selon le ministère des Affaires sociales.

Mais pas Loïc Brissaud, qui regrette d’être aussi mal récompensé de ses efforts. « Il ne faut pas motiver les gens à faire des études s’il n’y a rien derrière. » Franck Seuret

 

 

Publié dans Fiches techniques | Laisser un commentaire

Concilier travail et handicaps mental & psychique

christophe rothSamedi 22 avril 2017

À l’occasion du récent salon « Handicap, emploi et achats responsables », la CFE-CGC a rappelé son engagement quotidien pour favoriser l’employabilité des personnes en situation de handicap. La seconde édition du salon « Handicap, emploi et achats responsables » s’est tenue le 27 mars dernier au Palais des Congrès de Paris.

Christophe Roth, délégué national Santé au travail et handicap, y a porté la voix de la CFE-CGC lors de la conférence intitulée « Handicaps mental & psychique et organisation du travail : témoignages et bonnes pratiques », qui a débuté par une vidéo sur le handicap psychique témoignant des peurs irrationnelles très présentes dans l’imaginaire collectif. Autant de peurs et d’idées reçues qui constituent les premiers obstacles à l’accès et au maintien dans l’emploi.

Handicap psychique : un triste état des lieux

Les chiffres du cabinet Ariane Conseil sont éloquents : plus d’un Français sur quatre estime que les personnes souffrant de problèmes de santé mentale sont incompatibles avec une activité professionnelle. Or on estime qu’en À l’occasion du récent salon « Handicap, emploi et achats responsables », la CFE-CGC a rappelé son engagement quotidien pour favoriser l’employabilité des personnes en situation de handicap. 2020, la dépression sera la deuxième cause de maladie et d’arrêts de travail. Cette réalité est-elle appréhendée par les entreprises ?

Pour 90 % des sondés, c’est non. Christine Blanc-Michelland, responsable du département Diversité chez Enedis (filiale d’EDF), le confirme : « Dans le monde professionnel, on ne doit pas montrer ses faiblesses : c’est pour cela que le handicap psychique dérange tellement. »

Sensibiliser

Pour Valérie Tran (Ariane Conseils), « la sensibilisation est la première étape au sein de l’entreprise ». C’est aussi un des axes principaux de la CFE-CGC. Christophe Roth a ainsi rappelé que la nouvelle convention handicap CFE-CGC-Agefiph, signée en novembre 2016, a pour fil conducteur la sensibilisation autour du handicap psychique. Une initiative jugée très « novatrice » par Valérie Tran.

Ce partenariat avec l’Agefiph permet à la CFE-CGC de s’engager pleinement sur le sujet. « Nos référents handicap sont présents sur tout le territoire grâce à notre maillage régional et départemental, mais également par le biais de nos différentes fédérations professionnelles, détaille Christophe Roth. Nous les faisons régulièrement monter en compétences. Avec les outils que nous leur fournissons, ils sont armés pour épauler leurs collègues. »

Favoriser l’emploi des personnes handicapés

Ces dernières années, la CFE-CGC a réalisé un Guide handicap dont le contenu juridique, régulièrement enrichi, permet de négocier les accords handicap en entreprise. De nombreux supports ont également été publiés par les équipes confédérales : vidéos, bandes-dessinées, fiches techniques, goodies, colloques… Mais sensibiliser au handicap psychique, c’est aussi former les militants CFE-CGC et les écouter. « On met chaque jour les mains dans le cambouis et les pieds dans la glaise pour défendre notre cause », assure Christophe Roth

Capture

Publié dans Actualité, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire

Santé mentale : et si on en parlait dans les projets de changement ?

Jeudi 20 avril 2017

Lu pour vous le fil d’Ariane conseil 20 avril 2017

Avec Martine Keryer, secrétaire nationale CFE-CGC « Santé au travail et Handicap »Capture

 

Quelle est votre position sur le sujet ?

Nous constatons que les changements importants au sein des entreprises, de type déménagement de locaux ou plan de réorganisation par exemple, sont anticipés donc plutôt gérés. Par contre, dans le contexte actuel et afin de s’adapter à leur environnement, les entreprises connaissent une multitude de petits changements dans leur fonctionnement quotidien et ce sont ceux-ci qui peuvent avoir des impacts significatifs sur la santé des salariés. Nous le voyons, bien souvent les CHSCT interviennent à postériori donc trop tard car les entreprises avaient occultées les conséquences de tels changements sur la santé de leurs équipes. Ils doivent donc aussi faire l’objet d’une attention et d’une gestion toute particulière.

De quelle nature sont ces changements et quels peuvent être leurs impacts sur la santé ?

Il peut s’agir de nouveaux outils, comme les logiciels ou de nouveaux modes de collaboration. Par exemple, le télétravail et donc le management à distance tendent à se développer avec les nouvelles possibilités offertes par les systèmes d’information. Cependant, l’impact de ces nouveaux modèles d’organisation, de travail à  distance est considérable, notamment en termes de charge émotionnelle et donc de santé du salarié. En effet, l’absence non seulement de proximité mais aussi de communication peut générer stress, dépression, anxiété…
Dans ces nouvelles formes d’organisation du travail, on retrouve aussi la polyvalence, les mails, le travail en zapping,… des méthodes et exigences de travail nouvelles auxquelles les salariés ont parfois du mal à faire face. Ils ont alors naturellement tendance à rallonger leurs journées, à travailler le week-end ce qui va impacter leur équilibre vie privée / vie professionnelle. Et c’est lorsque cet équilibre est rompu que le syndrome d’épuisement professionnel peut survenir.

Comment les entreprises prennent en compte la santé de leurs salariés dans ces changements ?

Pour l’heure les entreprises ont peu conscience de l’impact de ces changements sur la santé de leurs collaborateurs ou quand elles en ont conscience tâtonnent. Elles s’interrogent rarement sur la charge de travail dans la future organisation, qui est pourtant un élément essentiel. Prenez l’exemple de la suspension du projet de réorganisation de la FNAC par la Cour d’appel de Paris. Le motif justement : l’équipe dirigeante avait omis de mesurer la surcharge de travail qu’allait entrainer cette réorganisation et les risques sur la santé, psycho-sociaux notamment.

Alors quels conseils leur apportez-vous ?

Préserver la santé des collaborateurs dans un contexte de changement est devenu un enjeu majeur pour les entreprises. Il est donc impératif qu’elles pensent les projets en amont et mettent en place des mesures de prévention que les directions portent clairement. Et l’une des précautions importante est de ne pas surcharger les collaborateurs car c’est l’un des principaux facteurs de risque pour leur santé mentale.

Vous parlez de la santé mentale…

En effet, le stress et le burn-out causés par les changements et les nouvelles conditions de travail peuvent avoir des répercutions importante sur la santé mentale. C’est d’ailleurs un sujet sur lequel nous sommes fortement engagés, et ce depuis longtemps. Nous avons signé l’Accord national interprofessionnel (ANI) sur la Qualité de vie au travail en 2013 qui incitait les entreprises à créer des espaces de discussion autour du travail pour l’ensemble des acteurs de l’entreprise et inciter à « questionner le travail » Et plus récemment, nous avons signé une nouvelle convention avec l’Agefiph et notre principale action porte sur le handicap psychique. Nous organisons des colloques en région et formons  les membres du réseau handicap  de notre confédération, sur ce sujet.

 

Publié dans Actualité, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire

RAPPORT du Défenseur des droits : l’emploi des femmes en situation de handicap

Mardi 18 avril 2017

Dans le cadre de sa mission de suivi de l’application de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et de lutte contre les discriminations et à l’occasion de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, le Défenseur des droits a publié le 14 novembre 2016 un rapport sur l’emploi des femmes en situation de handicap.

Depuis l’instauration d’une obligation d’emploi des travailleurs handicapés en 1987 et bien que d’importants progrès en la matière aient été réalisés, de nombreuses personnes en situation de handicap, et notamment des femmes, rencontrent encore des obstacles et souffrent de discriminations dans leur accès à l’emploi et dans leur carrière.

Le Défenseur des droits s’intéresse aux personnes dont les caractéristiques les exposent à des discriminations combinant plusieurs critères, le genre et le handicap et permet ainsi d’étudier l’accès aux droits des personnes en situation de vulnérabilité sociale et économique. Une telle approche est nécessaire pour que les politiques publiques tiennent compte de la diversité des situations des publics visés et contribuent à l’effectivité des droits de toutes et tous.
Le genre comme la situation de handicap ont des conséquences sur le parcours scolaire et donc sur l’insertion professionnelle des candidates à l’emploi. Les modalités de scolarisation ainsi que l’existence de stéréotypes freinent leur accès à l’emploi. Malgré les évolutions récentes, le niveau général de qualification des personnes handicapées demeure faible et constitue un obstacle important à leur accès à l’emploi et leur évolution de carrière. Les statistiques révèlent que les femmes en situation de handicap sont plus éloignées de l’emploi que leurs homologues masculins. Celles qui travaillent subissent aussi des discriminations : elles sont concentrées dans certains secteurs d’activités et accèdent difficilement à des postes à responsabilités.
Ces analyses démontrent que les femmes en situation de handicap rencontrent des difficultés et des discriminations dans l’accès à l’emploi et dans leur carrière parce qu’elles sont femmes, parce qu’elles sont handicapées mais également des inégalités et discriminations spécifiques combinant genre et handicap.

Face à ces constats, le Défenseur des droits appelle à une vigilance particulière à leur égard, notamment dans le cadre des politiques de droit commun, et en premier lieu les politiques en faveur des droits des femmes d’une part, et des personnes en situation de handicap, d’autre part. Il a émis des recommandations concernant :
• la connaissance de la population handicapée, et plus particulièrement des femmes handicapées, et l’accès à ces informations et leur diffusion ;
• la visibilité des femmes handicapées et la lutte contre les stéréotypes ;
• l’accès à la scolarisation et à l’enseignement supérieur ;
• l’accès à l’emploi et la carrière des femmes handicapées.

Publié dans Actualité, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire

L’Union Régionale BRETAGNE sous l’impulsion de Jean Marie BERTHO, Président de l’UR et Bernard VAYSSE, Référent handicap régional impliquée pour monter en compétence sur les sujets du handicap dans le monde du travail !

1

Mardi 18 avril 2017

La Région BRETAGNE CFE CGC résolument engagée sur les sujets santé au travail et handicap !

Le 18 avril 2017 à RENNES, plus de 20 délégués issus de toutes les fédérations étaient rassemblés pour monter en compétence sur le sujet du handicap !

Sous l’impulsion de Jean Marie BERTHO, Président de l’Union Régionale BRETAGNE et à l’initiative de Bernard VAYSSE, cette journée de formation avait pour but de fédérer les hommes et femmes au quotidien engagés à défendre les salariés et agents dans la fonction publique en vue de coordonner l’ensemble des actions à mener pour compenser le handicap dans le monde du travail et aborder le sujet du handicap psychique.

Le but était aussi d’animer le réseau dans la région, en facilitant les échanges et les bonnes pratiques coordonnant réflexion et cela conformément à l’esprit de la loi du 11 février 2005.

Publié dans Actualité, Formation, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire

Emploi et handicap, les nouveaux objectifs de l’Agefiph !

Vendredi 14 avril 2017

CaptureLu pour vous handicap.fr du 14/04/2017

Handicap.fr : L’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées) a voté un nouveau plan stratégique. Sur quoi met-il l’accent ?
Didier Eyssartier : Ce plan est relativement ambitieux et graduel. D’abord, il concerne la mobilisation nécessaire de l’ensemble des politiques d’emploi de droit commun au profit des personnes handicapées. Nous souhaitons renouveler notre appui en mettant l’accent sur le champ de la compensation du handicap. Il s’agit aussi de contribuer à la sécurisation des parcours, notamment lors des transitions professionnelles. Enfin, nous avons le souci de prendre en compte, le mieux possible, le point de vue des bénéficiaires, et d’analyser la qualité du service rendu en suivant une logique d’amélioration continue.

H.fr : Comment contribuer à sécuriser d’avantage l’accès à l’emploi en cas de handicap ?
DE : Pour nous, cela passe par une meilleure anticipation des situations à risque, et donc par une intervention plus précoce, qui implique de mobiliser l’ensemble des acteurs de l’emploi. Ce plan consiste aussi à apporter des solutions concrètes aux TPE (très petites entreprises) et aux PME (petites et moyennes entreprises), qui ont des problématiques particulières. Dans ce cas, nous pouvons agir avec du conseil direct aux entreprises. Nous réfléchissons également à des missions de référents handicap mutualisées entre petites entreprises, l’idée étant d’apporter une réponse de proximité pour ces entreprises qui n’ont pas toujours la capacité et les ressources dédiées pour déployer une politique handicap ambitieuse. Nous souhaitons par ailleurs nous adresser à un public plus large, pour ne pas nous limiter aux bénéficiaires directs, avec comme ambition, par exemple, le développement d’outils et de services mobilisables par les acteurs du monde économique et social lors de négociations. En somme, nous souhaitons nous positionner comme une force de proposition en mettant à disposition les expertises de l’Agefiph.

H.fr : Vous évoquez les situations à risque. Quel(s) exemple(s) avez-vous en tête ?
DE : Je pense aux risques de désinsertion professionnelle, par exemple lorsque le handicap arrive en milieu de carrière. Dans ce cas, il est primordial de mobiliser les dispositifs de maintien dans l’emploi, voire d’anticiper et de travailler avec les personnes et les acteurs afin d’éviter trop d’attente dans la recherche de solutions… Nous essayons également de faire abstraction des statuts : dans les phases de transition, certains sont encore salariés, pas demandeurs d’emploi. Pourtant, le besoin d’un nouvel emploi est bien là. Notre idée est de faire sauter le verrou de ces statuts et de fluidifier le recours aux différentes aides.

H.fr : Vous affirmez également vouloir aller plus loin en matière d’innovation.
DE : Nous voulons nous appuyer sur l’innovation pour construire les solutions de demain. À l’image de ce qui se passe en matière d’emploi accompagné, nous avons effectué 11 expérimentations avant la loi de l’été 2016, aujourd’hui transformées en offre pérenne. Avec Science Po, nous mettons également en place un dispositif d’innovation pédagogique pour faire émerger puis diffuser les bonnes pratiques. Nous sommes à la recherche de ce qui pourrait être innovant. Si cela aboutit à des expériences positives, nous essaierons de l’essaimer. Au niveau de la formation, nous avons développé des indicateurs de qualité spécifiques au handicap, qui viennent compléter les indicateurs « classiques » mis en place pour évaluer la qualité d’une formation.

H.fr : Concrètement, à quoi aboutiront ces nouvelles stratégies ?
DE : Elles doivent conduire à la rénovation de nos aides, services et des prestations proposées, l’objectif étant que cette nouvelle offre soit finalisée pour début 2018, dans une logique de simplification et de meilleure visibilité. Nous souhaitons également faire en sorte que ces adaptations permettent aux acteurs de droit commun, tels que Pôle Emploi ou les missions locales, de les mobiliser plus facilement. Nous sommes, par ailleurs, en train d’actualiser, avec l’État et nos partenaires dont le FIPHFP, l’offre de service des organismes de placement spécialisés qui reprendra, en l’améliorant l’offre des CAP Emploi et des SAMETH (service d’aide au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés), pour qu’elle soit plus adaptée.

H.fr : Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à l’accès à l’emploi pour les personnes en situation de handicap ?
DE : Ils sont très variés. D’abord, nous vivons dans un monde où le nombre de personnes handicapées progresse très vite. Aujourd’hui, le taux d’emploi des personnes handicapées au sein des entreprises de plus de 20 salariés n’est que de 3,3% (en équivalent temps plein) et le taux de chômage des personnes handicapées de 18%. L’un des principaux freins réside dans le fait que les idées reçues sur le handicap demeurent chez les recruteurs, qui considèrent qu’une personne handicapée ne peut pas forcément faire le job, alors qu’elle apporte souvent une valeur ajoutée complémentaire.

H.fr : D’autres obstacles viennent également des travailleurs.
DE : Certaines personnes handicapées pensent en effet ne pas être capables d’occuper un poste. C’est là que l’accompagnement doit se faire. En réalité, il y a bien plus d’emplois accessibles au handicap qu’on ne le pense ! D’autres problématiques se situent au niveau de la formation : certaines, trop longues, peuvent impressionner ou décourager, notamment en cas de fatigabilité. Il faut donc pouvoir en simplifier l’accès. Là aussi, il s’agit d’agir sur le droit commun. Enfin, il faut savoir que l’accompagnement doit se faire après le recrutement. Des problématiques apparaissent une fois la personne intégrée dans l’entreprise. Il convient donc d’apporter des réponses personnalisées le plus possible, sur le long terme. Les mesures à mettre en place en priorité consistent donc à mieux cibler les moyens d’accompagnement et à responsabiliser le droit commun. L’intégration des personnes handicapées dans l’emploi doit être au cœur des préoccupations des politiques publiques, sachant que plus de 8% des demandeurs d’emploi sont aujourd’hui en situation de handicap.

Publié dans Actualité, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire

Fabrice WININGER, référent régional Grand Est nous fait un retour de Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie (CDCA).

Capture

Jeudi 13 avril 2017

Suite à la loi du 28/12/2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, il a été créé le Conseil Départemental de la Citoyenneté et de l’Autonomie (CDCA).

Le CDCA est compétent en matière de prévention de la perte d’autonomie, d’accompagnement médico-social et d’accès aux soins et aux aides humaines ou techniques. Cette instance a toutefois un champ d’intervention élargi par rapport au Coderpa et au CDCPH, puisqu’il est également compétent en matière d’accessibilité, de logement, d’habitat collectif, d’urbanisme, de transport, de scolarisation, d’intégration sociale et professionnelle et d’accès à l’activité physique, aux loisirs, à la vie associative, à la culture et au tourisme. 

 En tant que Référent Handicap Grand Est, Fabrice WININGER a été désigné représentant titulaire au nom de la CFE-CGC et siège donc au 3ème collège de la CDCA, formation PH.

Il a donc assisté à la 1ère réunion introductrice de ce conseil le 7 avril 2017 à NANCY ,  sous l’égide de M. Klein, Président du Conseil Départemental et Président du CDCA.

Il a été procédé à l’élection des vice-présidents de ces formations (1 formation pour les Personnes Agées -PA- et une formation pour les Personnes Handicapées -PH-.)

D’ores et déjà le travail a commencé avec l’étude du future Schéma Départemental de l’Autonomie 2017-2021 sur lequel le CDCA doit se prononcer avant son passage devant l’assemblée départementale fin juin, puisque le président du CDCA à préférer décaler dans le temps son adoption afin de permettre à ce nouveau conseil d’apporter toutes les corrections utiles.

Maintenant il reste à savoir quels seront les moyens mis à disposition de cette structure et de cette politique car du fait du regroupement PA-PH, il ne faudrait pas que les budgets prévus de part et d’autre soit divisés par deux mais bien qu’ils soient mutualisés.

Une autre question demeure, qu’en est-il par rapport au PRITH ?

A suivre…

Publié dans Actualité, Le réseau handicap CFE-CGC | Laisser un commentaire